Les trésors de l’ONF – Denys Arcand

Denys-ArcandA-t ’on besoin de présenter Denys Arcand, probablement notre cinéaste le plus connu à l’échelle internationale avec  des films comme Le déclin de l’empire américain (1986), Jésus de Montréal (1989), Les invasions barbares (2003) ou L’âge des ténèbres (2007) ?  Né à Deschambault le 25 juin 1941, Denys Arcand a commencé sa carrière à l’ONF en réalisant des documentaires ainsi que ses premiers films de fiction. Nous pouvons dorénavant visionner ces films en ligne gratuitement. Voici ceux que je considère comme les plus marquants de cette époque. Malheureusement ses œuvres de fiction ne sont pas encore en ligne.

On est au coton (1970, 172 min 16 s.) Version originale non censurée réalisée en 2004.

Documentaire controversé et censuré à l’époque, réalisé en 1970 sur le milieu de l’industrie textile québécoise. Le film met en lumière le phénomène de la fermeture de ces usines, la vie quotidienne des ouvriers, frappés par la maladie (surdité industrielle, pneumochonyose), et enfin, les grèves et les luttes des travailleuses.

Québec : Duplessis et après… (1972, 114 min. 39 s.) – Ce long métrage documentaire fait un parallèle audacieux entre la campagne électorale de 1970 au Québec (première campagne du Parti québécois, Robert Bourassa sera élu), et celle de Maurice Duplessis, en 1936. Grâce à des extraits soumis à un montage serré, le cinéaste, presque pamphlétaire, examine le bouillonnement d’espoir suscité par les élections provinciales de 1970 et pose la question : la Révolution tranquille a-t-elle vraiment changé quelque chose au Québec? Est-il possible que se lève un homme nouveau, en politique, au Québec?

Le confort et l’indifférence (1981, 108 min. 2 s.)

Un grand documentaire sur le Québec et un éditorial cinématographique virulent à l’occasion du référendum de mai 1980 sur la souveraineté-association. Couvrant les événements, le cinéaste sort la défaite référendaire du Parti québécois de son contexte local et la confronte au jugement de l’Histoire, en la soumettant au feu d’une critique acerbe sous la forme de citations extraites de l’œuvre de Nicolas Machiavel (interprété par Jean-Pierre Ronfard). On y trouve plusieurs thématiques de ses futures oeuvres de fiction.

Denys Arcand sur Wikipédia l’Encyclopédie canadienne Paroles citoyennes.

Photo : radio-canada.ca