Annick Leclerc se joint à Bazoom

annick-alaune«Quatre ans, accident de voiture, vlan !
La tête dans la radio.
Depuis, la musique tourne et tourne toujours dans ma tête.
Sept ans, c’est les mains au ciel et le cœur léger que je découvre le gospel dans une église baptiste en Louisiane.
Adolescente, la basse fut mon instrument d’entrée dans le domaine musical.
Depuis, je ne peux plus arrêter de chanter et d’interpréter mes péripéties quotidiennes, sur une note humoristique et parfois plus sensible.
D’une grande nature émotive, c’est sur des accents folk, country ou rock’mantiques que je me livre à vous !»

Voici comment se présente Annick Leclerc, notre nouvelle chroniqueuse musique. Ce texte est tiré de l’album des finissants 2011 de l’École nationale de la Chanson de Granby. Cette école ne choisit chaque année que 14 étudiants, triés sur le volet, issus de la francophonie internationale.

Née en Beauce en 1980, bébé d’une famille de trois enfants élevée dans la religion baptiste évangélique, dès l’âge de 12 ans elle entreprend des tournées en Beauce comme bassiste avec les amis de son frère. Son groupe s’appelait Why Not, se remémore-t-elle.

À l’âge de 19 ans, elle quitte sa famille pour s’établir avec sa blonde à Québec. Issue d’une famille relieuse, c’était alors la seule façon de vivre sa sexualité. Le temps faisant son œuvre, sa relation avec sa famille est aujourd’hui normale. Elle sera coiffeuse, chansonnière dans les boîtes à chansons de Québec et formera un duo guitare-voix avec Cynthia Lavoie qui se produira un peu partout, dans des bars, à la Fierté gaie.

Depuis son accident de voiture à l’âge de 4 ans (le port de la ceinture de sécurité était un luxe à l’époque), elle a vraiment la musique dans le corps et dans la tête. En plus de chanter, elle joue de la basse, de la guitare, de l’harmonica, du saxophone et du trombone. De plus, elle écrit et compose ses propres chansons.

Après l’école de la chanson, Annick s’établit à Montréal où elle est bien connue dans le Village comme animatrice de karaoké au Date (faut l’entendre interpréter Diane Dufresne !) Elle s’autoproduit, surtout en solo mais parfois en duo dans différentes salles dont l’Inspecteur Épingle et le Mousse-Café sur le Plateau. Entretemps, elle  réussit à illustrer un livre de nouvelles érotiques d’Annick Lacasse, aux Éditions du Mécène, et à créer son personnage d’Happy le Clown.

En juin dernier, elle a sorti le premier CD de son nouveau groupe, Soleil de fou, avec la voix de Johanne Aubé, qu’elle a connue à l’École de la Chanson, Michèle Lambert, claviériste (qui fut connue en tant que Michel du groupe Noir Silence), et Vicky Vachon, violoniste. Cette dernière, 20 ans, a déjà onze ans de métier. On a les larmes aux yeux, juste à l’entendre jouer, s’émeut Annick.

Elle ajoute maintenant une nouvelle corde à son arc en devenant chroniqueuse musique. Bazoom est fier de l’accueillir dans ses rangs. On a hâte de te lire, Annick !

[Site de Soleil de fou, page Facebook, site de l’École nationale de la Chanson, Site de Noir Silence, article sur Michel/Michèle Lambert paru dans Le Soleil.]