Réunion de l’ONU sur les LGBT en vidéo

onuEn juillet, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’hom-me, Navi Pillay, s’est joint à l’Archevêque Des-mond Tutu et d’autres officiels, pour le lance-ment de la campagne des Nations Unies « Libres et égaux », à Capetown, en Afrique du Sud, le Secrétaire général a fait part de son engagement personnel pour le respect des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). Dans un message transmis par son porte-parole, il appelle « les dirigeants mondiaux à s’attaquer à la violence contre les membres de la communauté des lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transgenres de notre famille humaine ».

Les ministres de onze pays ont adopté une déclaration commune contre les violences et les discriminations à raison de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle : l’Argentine, le Brésil, la Croatie, les États-Unis, la France, Israël, le Japon, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas et le Salvador, ainsi que l’Union Européenne.

«Il est tragique qu’en cette deuxième décennie du XXIe siècle, les relations entre adultes consentant.e.s de même sexe soient toujours punies dans beaucoup trop de pays – exposant des millions de personnes au risque d’être arrêtées et emprisonnées, et dans certains pays, à la peine de mort. Ces lois ne sont pas conformes aux obligations et engagements des États envers les droits humains, notamment le respect de la vie privée et l’absence de discrimination. De plus, elles peuvent mener à transgresser des interdits comme l’arrestation arbitraire, la détention et la torture, et dans certains cas porter atteinte au droit de vivre.

Dans toutes les parties du monde – y compris dans les nôtres – les personnes LGBT sont sujettes à des menaces, à des agressions physique, à des violences sexuelles, et même au meurtre. Des traitements discriminants sont largement signalés, diminuant le bénéfice de tout un pan des droits humains – dont le droit à la liberté d’expression, d’association et de rassemblement pacifique, de travail, d’éducation et d’accès aux meilleurs services de santé disponibles.

Nous sommes pleinement motivé.e.s à combattre ces violations et ces abus – aussi bien à l’échelle nationale, en accordant une attention particulière aux conséquences de nos politiques actuelles, qu’à l’échelle internationale, notamment grâce à une action concertée aux Nations Unies.»

[La campagne de l’ONU, Libres et Égaux. La Déclaration universelle des droits de l’Homme.]