L’été de mes 80 ans

l.dionQui prétend que  c’est  triste  d’avoir  80  ans? C’est tout le contraire! On est  fêtée, cajolée, couverte de cadeaux. Je n’arrête pas d’avoir des félicitations comme si c’était dû à mes mérites. Comme la plupart des amis ont le même âge, les invitations se multiplient ou plutôt s’additionnent. Nous festoyons chez les uns et  chez les autres. Leurs enfants nous font la fête et nous entourent d’atten-tions. C’est le paradis! Tout le monde est content!

Oh, bien sûr, entre nous, nous nous  confions nos bobos : arthrose, ostéoporose, arthrite, diabète, surdité, cataractes, perte de mémoire. Plus de libido, quelle délivrance! Et nous prétendons avoir toutes nos facultés, quelle illusion!

Mais, comme il faut faire contre mauvaise fortune, bon cœur, je vous encourage à voir venir vos 80 ans avec sérénité. Le passage de 79 à 80 ans se fait sans douleur. On se lève un beau matin et on a changé de décennie sans le remarquer. On ne fait plus de projets à long terme, mais on peut s’offrir des tas de distractions : bingo, danses en ligne, théâtre d’été, etc.

Je ne sculpte plus mais je dessine. J’écris pour Bazoom.ca des petites chroniques qui m’obligent à garder mon esprit en éveil  malgré les médi-caments. N’est-ce pas merveilleux? Vivent les octogénaires!