Un tramway nommé désir

Le désir sous toutes ses formes : désir sexuel, désir de réussite, désir de changement, désir d’agir. En tant que spectateur, on passe par tous les sentiments, de la satisfaction au désœuvrement.

Pièce originale de Tennessee Williams, présentée pour la première fois en 1947, Un tramway nommé désir est réinterprété avec brio par le metteur en scène Serge Denoncourt qui donne aux spectateurs l’occasion de découvrir les multiples motivations des personnages.

L’action se déroule dans un appartement miteux d’un quartier ouvrier de Nouvelle-Orléans. La pièce raconte l’histoire de Blanche Dubois (Céline Bonier) qui débarque chez sa sœur Stella Dubois (Magalie Lépine-Blondeau) et son mari Stanley Kowalski. Blanche se démarque par sa flamboyance et son désir d’être au centre de l’attention. Bientôt se présente à elle Mitch (Jean-Moïse Martin), qui cache tant bien que mal l’intérêt qu’il lui témoigne. Les frustrations de chacun, les malaises, les dilemmes sont tangibles. Tennessee William, incarné brillamment par Dany Boudreault, ne se gêne pas pour commenter les événements, et même interagir, ne serait-ce que pendant quelques secondes, avec ces personnages nés de son imagination.

Vrai et cru, poignant par moments, interprété de manière surprenante, Un Tramway nommé désir vaut la peine d’être vu ne serait-ce que pour Céline Bonnier qui livre une performance remarquable.

Présenté à L’Espace GO  jusqu’au 14 février.

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