Territoires: Sébastien Lacombe

capo-verdeEn route vers le Verre Bouteille ce soir-là, je ne m’attendais à rien de précis: je ne connaissais pas les chansons de l’auteur-compositeur-interprète Sébastien Lacombe. Pourtant, dès les premières mesures de guitare, je me suis senti entraîné et j’ai été captivé tout le reste de la soirée. C’est que le poète et musicien a aussi une forte présence sur scène. Entre les chansons, il sait nous parler… ce qui n’est pas fréquent chez les auteurs-compositeurs-interprètes, faut bien l’admettre. 

Sébastien Lacombe rentrait d’un séjour d’une année à Dakkar au Sénégal où il a écrit plusieurs des chansons de son plus récent CD: Territoires. Le folk s’y mêle aux rythmes africains, entre les mots, on voyage nous aussi, notre imagination s’emballe. Et subtilement, la silhouette de l’Autre s’immisce pour donner un sens à cette quête… Le chanteur sait aussi s’entourer: de solides musiciens l’accompagnent et contribuent à l’envoûtement. Et la complicité entre les gars est tangible. Ils sont tous un peu séducteurs, ces musiciens, autant par leur authenticité que leurs trouvailles musicales: Aboulay Kone (remarquable) au balafon et percussions, Jean-François Déry à la basse et Martin Vachon à la guitare. Sébastien se débrouille fort bien à la guitare aussi. Pendant toutes les chansons, l’auteur-compositeur nous prend à témoin, ne nous lâche jamais des yeux et des accords, si je puis dire.

« Mr Taximan emmène-moi au bout du monde

Je vagabonde sur la terre féconde 

Pendant que ton stéréo ton vieux stéréo 

Crache en arrière la musique de l’univers… » 

C’est peut-être ça la force de Sébastien Lacombe: quand on l’écoute, on se sent branché sur l’univers… et tout ce qu’il a de plus intime.

Site de Sébastien Lacombe. Site de François Martel.