Présélection du Prix littéraire France-Québec 2014

france-quebec-2L’Association France-Québec a annoncé la préselection des sept romans québécois en lice pour le Prix France-Québec.

Les sept romans présélectionnés sont :

Chanson française de Sophie Létourneau (Le Quartanier). Chanson française met en scène une fille légère, un homme de bonne volonté, un charmeur éhonté, une sœur vive, une mauvaise mère et un fils qui part. Que ce soit dans le soleil couchant d’un Montréal orangé ou dans la lumière d’un Paris qui s’éveille, on est dans un monde à la mélancolie chantante et à l’humour fragile, un monde d’éclats et de vert-de-gris.

Le mur mitoyen de Catherine Leroux (Alto). Madeleine parle toute seule, même quand elle a de la compagnie. Lorsque son fils revient avec une demande qui bouleverse sa vie, elle comprend à qui elle s’adresse quand elle ne parle à personne.

L’équation du temps de Pierre-Luc Landry (Druide). L’équation du temps raconte l’histoire d’Émile, de Francis et d’Ariane, trois personnages gouvernés à la fois par les pôles magnétiques du néant et de la transcendance. L’univers de fiction qui est mis en place se situe à mi-chemin entre le roman de la route, l’étrange et le réalisme psychologique et permet aux trois personnages d’évoluer dans des quotidiens qu’ils tentent parfois de rendre meilleurs, parfois de fuir.

Les sangs d’Audrée Wilhelmy (Leméac). L’univers de sept femmes dont un seul lien les unit: Féléor Barthélémy Rü. Toutes l’ont côtoyé à leur façon, toutes ont goûté à sa jouissance et toutes y ont également connu la mort. Ces femmes y décrivent donc, par le biais de lectures à teneur biographiques, leurs expériences sexuelles, mais aussi leurs souhaits face à la mort. (D’après un texte de Marie-Michèle Martel).

Frères de David Clerson (Héliotrope). Deux frères ont pour terrain de jeu les marais côtiers et pour jouets les os d’animaux charriés par les vagues. Un jour, ils prendront le large pour retrouver leur chien de père, homme de passage venu de la mer et vite reparti. Une odyssée fra­ternelle débutera alors, amenant l’aîné à perdre son humanité et à découvrir le goût du sang. Car il faut bien survivre quand la violence du monde risque de vous engloutir.

L’enfant qui savait parler la langue des chiens de Joanna Gruda (Boréal). En nous racontant sous forme romanesque l’histoire véridique de son père, Joanna Gruda dépeint une enfance hors du commun, qui commence à Varsovie à l’orée de la guerre et qui s’achève dans Paris libéré. À travers les yeux de Julek, ce sont les heures les plus sombres du siècle dernier qu’on voit défiler, mais rendues avec une vérité et une vivacité hors du commun. C’est la guerre – inhumaine, trop humaine –, comme si nous y étions.

Jeanne chez les autres de Marie Larocque (Tête première). Des criminels, des danseuses à gogo, des ivrognes, des perdus, des suicidés et un pédophile : nous sommes sur le Plateau Mont-Royal des années soixante-dix. C’est dans cet univers que naît Jeanne Fournier, pour le meilleur et pour le reste.

Au début du mois de mars 2014, le jury formé de professionnels du milieu littéraire et des présidents des comités de lecture de l’Association choisira trois romans finalistes parmi cette liste, lesquels seront dévoilés le 20 mars à l’ouverture du Salon du livre de Paris. Au mois d’octobre, les lecteurs français désigneront le gagnant ou la gagnante.

[Site de l’Association France-Québec.]