Polar : Un Ménage Rouge

UnmenagerougeVincent Morin, un prestigieux agent en valeurs mobilières, rentre un soir chez lui dans sa belle Lexus, et trouve la maison vide, du Marvin Gaye à tue-tête dans la chaîne stéréo. Il monte à l’étage, il chercher sa femme. La dame est dans la chambre conjugale. Elle se fait enfiler par un mec pendant qu’elle en honore un autre de sa bouche. Morin voit blanc — il tue sauvagement les lubriques personnages avec un pied de lampe.

Francis Pagliaro, lui, est enquêteur à la SQ. Il doit s’occuper de la disparition d’un type qui aurait logé à l’hôtel Gouverneur de la place Dupuis. Cette tâche rallie les services combinés des policiers de New-York, de l’Ontario et du Québec… mais l’affaire s’enlise. Un jour, toutefois, l’ambassade de Norvège se plaint à la GRC qu’un de ses citoyens serait disparu depuis quelques mois… Y aurait-t-il un lien entre ces deux disparitions ?

Voilà longtemps que je ne m’étais pas plongé dans un bon polar. Une intrigue bien ficelée, du suspense — bien qu’on soit témoin des faits dès le début du livre. Et même l’antithèse de l’inspecteur et de son fugitif : Francis Pagliaro, l’humble policier qui essaie de rendre le monde meilleur et Vincent Morin, l’égoïste fugitif à la réussite financière arrogante… vous voyez le topo. L’intrigue avance bien et camoufle le style un peu trop fade et sans saveur — ce qui ne peut être qu’une bonne chose pour un livre policier qui se lit comme on regarde un film. Ce n’est pas du style littéraire que nous cherchons dans « Un ménage rouge », mais du suspense et une intrigue sans trop de longueur — ce que fait avec brio Richard Ste-Marie.

Un Ménage Rouge / Richard Ste-Marie
Québec : Alire, 2013. 242 p. 13,95 $