Madeleine Gérôme, une Montréalaise joue avec Jean Gabin

Madeleine Gérôme, de son vrai nom Madeleine Baillargeon, a eu une carrière exceptionnelle. Née à Montréal d’une famille bourgeoise canadienne-française, elle débute au cinéma en France en 1936 puis deviendra réalisatrice à la radio de Radio-Canada. Pourtant à son décès, elle semble déjà tombée dans l’oubli. Cet article tente de retracer les grandes lignes de sa carrière.

1916

Ses parents, Éloi Baillargeon, fils de feu Frédéric Baillargeon et de Rose-Anna Tourneur,et Robertine Coursol, fille de feu Onésime Coursol et de feue Marie Leclerc, se marient le 2 mai à Saint-Viateur d’Outremont (BMS 2000).

1917

Madeleine Gérôme, née Marie Lucille Madeleine Baillargeon le 5 mai 1917, est baptisée le lendemain à la paroisse Sainte-Madeleine d’Outremont (BMS 2000).

1936

Cinéma – FranceMarinella (pas créditée). Comédie musicale de Pierre Caron avec Tino Rossi.

Cinéma – FranceClub de femmes (Suzanne). Comédie dramatique de Jacques Deval.

1937

Cinéma – FranceCargaison blanche (pas créditée). Drame de Robert Siodmak.

Cinéma – FranceL’homme à la cagoule noire – ou La Bête aux sept manteaux (Gisèle). De Jean de Limur.

Cinéma – FranceTrois artilleurs au pensionnat (Alice) – Comédie de René Pujol.

Cinéma – FranceLa chaste Suzanne (pas créditée). Comédie d’André Berthomieu.

1938

Cinéma – FranceLe plus beau gosse de France  – Comédie de René Pujol.

1942

À Saint-Louis-de-France, Montréal, le 30 juin, Madeleine Baillargeon épouse Jérôme Saintonge, fils de feu Urgel Saintonge et de Cécile Marchand. Sa mère est décédée (BMS 2000). Ils auront deux fils, Jacques et Daniel. Après la mort de son mari, elle épousera José Michel Moureaux (avis de décès, Le Devoir du 26 octobre 1996).

1949

Cinéma – FranceRetour à la vie (la jeune veuve dans l’acte 4) – Comédie dramatique en 5 actes d’André Cayatte & Henri-Georges Clouzot.

1950

Cinéma – France- Amédée (une vendeuse) – Comédie de Gilles Grangier.

Cinéma – FranceJustice est faite (Madame Michaud – la patronne du Roy Soleil) – Drame d’André Cayatte.

Cinéma – FranceTrois télégrammes (Madame Grandjean) – Drame d’Henri Decoin.

1951

Cinéma – FranceLa nuit est mon royaume (la mère) – Drame de Georges Lacombe avec Jean Gabin.

Cinéma – FranceLe plus joli péché du monde (non créditée) – Comédie de Gilles Grangier.

Cinéma – FranceLa vie chantée (la femme mariée) – Comédie musicale de Noël-Noël.

Cinéma – FranceUne histoire d’amour (non créditée) – Drame de Guy Lefranc.

1952

Cinéma – FranceLa jeune folle (Madame Donovan) – Drame d’Yves Allégret.

1957-1966

Radio - Québec – Radio-Canada – Une demi-heure avec… – La réalisatrice, Madeleine Gérôme, présente quotidiennement des sujets culturels : des personnages célèbres, des œuvres du répertoire occidental (Histoire de la radio au Québec : information, éducation, culture – Pierre Pagé – Fides 2007).

1963

Prix au Gala du Spectacle.

1965

Prix Ondas à Barcelone pour l’ensemble de ses réalisations.

1975

Prix Judith Jasmin pour son documentaire sur l’Île de Pâques.

1977

Radio – France - Elle réalise une série de 5 reportages pour l’Unesco à Paris, « Le rôle de la femme dans le nouvel ordre économique mondial. »

Madeleine Gérôme publie un roman à saveur autobiographique, Jouer sa vie aux éditions de la Société des belles-lettres G. Maheux. Elle y dresse un portrait mordant du milieu bourgeois canadien-français des années 1930. Son héroïne veut devenir actrice au théâtre malgré l’opposition de sa famille.

1978

Télévision – QuébecLe Clan Beaulieu (Johanne Lemaire) – Télésérie à Télémétropole (1978-1982).

1982

Télévision – QuébecUne vie (Soeur Marie-Jeanne) – Télésérie à Télémétropole (1982-1985).

Court-Métrage – QuébecAmuse-gueule – Animation de Robert Awad.

Madeleine Gérôme réalise également Tante Lucille, Enfances d’écrivains, Les Enfants de l’Islam à la radio de Radio-Canada. Elle publie des contes et nouvelles dans Mercure de France, la Revue populaire, Châtelaine. Elle signe des billets dans Le Devoir sous le pseudonyme Mado (informations tirées du quatrième de couverture de son roman).

1996

Son avis de décès est publié dans Le Devoir du 26 octobre 1996, page 13. Madeleine Baillargeon, fille d’Éloi et de Robertine Coursol, décédée à l’Hôtel-Dieu de Montréal le 17 octobre 1996 à l’âge de 79 ans et six mois. Elle fut l’épouse de feu Jérôme Saintonge et de José Michel Moureaux. Elle a deux fils, Jacques et Daniel Saintonge, un frère, Jacques, et une belle-fille, Diane Saintonge. Elle a demandé d’être incinérée sans cérémonie et de publier l’avis de décès 10 jours après sa mort. Les cendres seront déposées au cimetière Notre-Dame-des-Neiges le 5 novembre sur la tombe de son grand-père Fernand Coursol.

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