Le Barbier de Séville

Quelle soirée! Légère, rafraîchissante! Je sors du théâtre Denise-Pelletier la tête remplie de situations loufoques, de rires et de musique. Avec son ironie fine, Beaumarchais critique les coutumes de son époque. Le triangle amoureux s’amorce entre Rosine, un jeune homme fringant et son tuteur, un vieillard libidineux. Prisonnière et étroitement surveillée par ce même tuteur, la belle Roseline est très attirée par ce jeune prétendant avec lequel elle échange des lettres. Grâce à son ami Figaro, le comte Almaviva peut enfin approcher sa dulcinée.

Tous les personnages qui gravitent autour de ces amoureux sont hauts en couleur. Les interprètes se prêtent au jeu avec désinvolture et fantaisie. Tout nous rappelle, qu’au Siècle des Lumières, beaucoup de tabous étaient encore de rigueur.

La pièce est enlevante, la musique bien rendue. Les voix sont justes et l’interprétation excellente. Les comédiens ont une belle complicité. Ils n’hésitent pas à mettre de l’emphase comme dans l’air de La Calomnie. Quelle finesse! Et que dire du Figaro de Carl Poliquin, fougueux, frondeur et plein d’astuces!

Spectacle charmant où les intrigues farfelues se fondent dans une atmosphère bon enfant. J’ai adoré.

Le Barbier de Séville
Théâtre Denise-Pelletier
Jusqu’au 1er avril 2015

©Photo : Frédérique Ménard-Aubin