L’automne à l’Agora de la danse

L’Agora de la danse propose une incursion en terre de créations qui dope les imaginaires : un portait sans complaisance de la diversité des pratiques, un mélange d’exigence, de grâce et de virtuosité qui permet à la danse de s’ancrer durablement dans la tête, le corps et le cœur des gens.

La 2e Porte à Gauche
16, 17 et 18 septembre à 19h et 19 septembre à 15 h.

La 2e Porte à Gauche vous donne l’occasion d’explorer Pluton. Entre confrontations, interférences et héritages, des générations dialoguent donnant naissance à une florissante coopération. Reconnue pour son talent à proposer des spectacles qui bousculent et questionnent les codes, le rapport au spectateur et à l’espace, La 2e Porte à Gauche met en scène les corps de danseurs aguerris pris dans l’orbite de jeunes créateurs visionnaires : ce qui les sépare est sidéral, ce qui les relie est vertigineux. Une collaboration avec Danse-Cité. En première partie, (re)découvrez Cheese, présenté en 2013.

Les enchaînés
22, 23, 24 et 25 septembre à 19 h.

Empruntant l’identité visuelle du film noir, la chorégraphe et interprète Karina Champoux et le musicien, compositeur et interprète Philippe B investissent le Café Bar de l’Agora de la danse pour une soirée Cabaret avec une performance éloquente et sombre, intitulée Les enchaînés. Élégants, tout en sobriété à l’extérieur, ils masquent comme ils peuvent les tourments qui les accablent, intimement liés par une tension commune. Le public assistera à la quête de ces deux êtres blessés, statufiés par l’amour perdu et l’abandon. Les notes d’une composition originale interprétée en direct au piano s’égrèneront graves et puissantes comme autant d’hommages au maître du suspense Alfred Hitchcock et à l’architecture du lieu.

George Stamos
30 septembre, 1er et 2 octobre à 20 h.

George Stamos vous invite dans une atmosphère qui ouvre l’esprit et l’espace. Situations voit cinq hommes (et d’autres artistes invités) qui cherchent leur place et proposent des éclairages différents sur la masculinité contemporaine. Assez des visions simplistes et des vieilles conventions ! La désinformation est partout même dans la manière dont les produits sont commercialisés : les rasoirs sont roses pour les filles, bleus pour les garçons ! Situations met à jour l’absurdité et la tyrannie de notre environnement et pose les questions suivantes : que signifie être un homme aujourd’hui ? Qu’est-ce que les femmes pourraient avoir à dire sur le sujet ?

Matière blanche
6, 7 et 8 octobre à 20 h.

La Matière blanche est cet élément clé de notre cerveau responsable de la propagation rapide des informations dans le système nerveux. Caroline Laurin-Beaucage lèvera le voile sur deux femmes, soumises à l’intensité des flux qui parcourent la matière blanche, qui se partagent l’arène, se joignent et s’arrachent. Mi-humains mi-matières, leurs corps subissent accélération et décélération, ondulent, se frayant un passage dans les méandres de l’esprit, au cœur de sa fabuleuse complexité. Au-delà des limites des corps, au-delà de l’isolement de nos fors intérieurs, Caroline Laurin-Beaucage, poursuivant sa trilogie sur la dissection rituelle des corps, cherche à tisser une seule expérience, sensorielle, viscérale.

L’échappée
21, 22 et 23 octobre à 20 h.

Karine Denault s’offre avec L’échappée une escapade dans un solo intimiste et lumineux. L’étrange personnage qui s’invente là, cherche les intervalles, les ouvertures, les écarts. S’absente même parfois. Insaisissable, elle danse comme on s’évade, emportée par ses propres élans, composant son monde au fur et à mesure qu’elle l’expérimente, glissant vers un ultime abandon. La signature est instinctive. Les figures s’enchaînent. Librement, danser, à tout prix.

Estelle Clareton
7 novembre à 10 h.

Ce spectacle attachant et familial est porté par deux personnages farfelus qui se retrouvent bien malgré eux unis par un lien élastique. Se jouant de cette nouvelle contrainte qui vient tout à coup bouleverser leur univers, ils vivent, à travers cette intimité forcée quelque peu absurde, une étonnante dépendance. Espiègles et malicieux, tout de bleu vêtus, ils convient les enfants de 5 ans et plus à une réjouissante expérience à la croisée de la danse, du théâtre et du travail de clown. Cette création inédite d’Estelle Clareton fait la part belle à l’humour sous toutes ses coutures avec une grande sensibilité.

This duert that we’ve already done (so many times)
11, 12 et 13 novembre à 20 h.

Frédérick Gravel présente sa nouvelle création intitulée This duert that we’ve already done (so many times). Chorégraphe, musicien, danseur et touche-à-tout, aussi inspirant qu’inclassable, Frédérick Gravel nous livre un duo avec la talentueuse Brianna Lombardo, à l’allure de tableau réaliste. Émancipés des codes traditionnels d’un spectacle de danse, ils construisent un langage dramatique original. Moment rare et précieux qui ne cesse de surprendre et de déstabiliser par son apparente désinvolture, cette nouvelle création se révèle pétrie d’humanité et de vulnérabilité.

Le Laboratoire de l’Agora de la danse
Du 16 septembre au 9 octobre

Au Laboratoire de l’Agora de la danse, l’artiste Ianick Raymond vous présentera son exposition, Clair-obscur. À noter aussi Parole de Chorégraphe, le rendez-vous de l’artiste avec son public, après chaque représentation du jeudi.

L’Agora de la danse

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