La fin du FestiBlues

Le 14 août dernier le FestiBlues international de Montréal tirait sa révérence après 19 ans d’activités. Né d’une volonté de créer un événement de calibre international hors du centre-ville de Montréal, le festival aura été en partie victime de sa situation géographique.

En effet, lors d’une entrevue accordée au Journal de Montréal, Martin Laviolette, président du conseil d’administration, soulignait que les touristes doivent représenter 15 % des festivaliers pour avoir droit aux subventions de Tourisme Québec mais, selon leurs études, ils ne représenteraient que 14 % de l’achalandage. Le festival n’était plus éligible aux subventions du ministère pour un malheureux 1 %.

Initiative socio-communautaire d’insertion de jeunes marginaux, le FestiBlues était le seul événement d’envergure internationale se déroulant dans le nord de l’île de Montréal, contribuant à dynamiser l’offre culturelle hors du centre-ville. Grâce à une collaboration de plus de dix ans avec le Festival Blues sur Seine, en France, le FestiBlues a permis à des artistes locaux de la relève de se produire en France et vice-versa, tout en s’efforçant de promouvoir la francophonie dans le blues. De plus, chaque année, le FestiBlues intégrait plus de 175 jeunes pour leur faire vivre une première expérience d’emplois.

Dans leur dernier communiqué, le conseil d’administration affirme vouloir continuer dans les prochains mois à explorer, avec des acteurs importants du Grand Montréal, les différentes avenues possibles afin de déployer un projet rassembleur qui poursuivrait la mission de faire rayonner le nord de l’Île.